La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé, mardi, le retour d’Hervé Renard à la tête des Éléphants. Onze ans après son sacre à la CAN 2015, le technicien français succède à Émerse Faé. Un retour qui met également fin aux spéculations l’annonçant sur le banc du Sénégal après le départ de Pape Thiaw.
Si son profil séduisait la Fédération sénégalaise de football (FSF), la question salariale constituait un obstacle majeur. Déjà en 2018, après avoir qualifié le Maroc pour la Coupe du monde en Russie, Hervé Renard était considéré comme le sélectionneur le mieux rémunéré d’Afrique, avec un salaire estimé à 80.000 euros par mois, soit près de 50 millions de FCFA.
Certes, le Français avait accepté un important sacrifice financier en 2023 pour prendre les commandes de l’équipe de France féminine. Il avait alors divisé par près de dix son salaire saoudien pour percevoir environ 400.000 euros par an, un geste salué à l’époque par le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo. Mais cette concession était liée à un contexte particulier et paraissait difficilement reproductible pour une sélection africaine.
La FIF n’a pas dévoilé les termes du nouveau contrat de Renard. Toutefois, plusieurs médias estiment qu’il devrait bénéficier d’une rémunération supérieure à celle d’Émerse Faé, dont le salaire était évalué à 75.000 euros mensuels (près de 49 millions de FCFA). À cela s’ajoutent des primes importantes, à l’image des 200.000 euros qu’il aurait perçus lors de son récent passage sur le banc de la Tunisie à la Coupe du monde.
À titre de comparaison, le salaire de Pape Thiaw avait été plafonné à 30 millions de FCFA par mois, un montant pris en charge par l’État. Dans ces conditions, il apparaissait difficile pour le Sénégal de s’aligner sur les exigences financières d’un entraîneur du standing d’Hervé Renard.
Son retour chez les Éléphants relance désormais la question du budget que l’État et la FSF seront prêts à consacrer au futur sélectionneur des Lions. Si Patrick Vieira figure parmi les favoris, son profil pourrait également nécessiter un investissement conséquent. À défaut, la piste menant à Omar Daf, jugée plus compatible avec les capacités financières du football sénégalais, pourrait gagner en crédibilité.

