Le sulfureux avocat franco-espagnol Juan Branco, s’est défoulé sur le Barça et le modèle des clubs-Etat qui menace à ses yeux de détruire les structures traditionnelles.

Sur son compte X (ex-Twitter), la robe noire a livré une véritable contre diatribe sur la gouvernance du foot européen et sur la floraison des clubs-Etat.

Voici son coup de gueule en intégralité.

« La défaite du FC Barcelona face à Girona est un tournant symbolique et révélateur. Il est d’abord l’échec de Joan Laporta, incapable de mener les luttes nécessaires pour sauver son club, embourbé dans des arrangements mafieux avec Florentino Perez et des fuites en avant utopiques comme la Superleague.

Incapable de lutter contre les clubs-Etat et la marchandisation outrancière d’un sport qui va nécessairement en détruire les structures traditionnelles. Incapable de comprendre que seul un combat à l’échelle de l’Union européenne, pour un fair play financier, aurait correspondu à la dimension éthique et politique du FC Barcelone.

Le résultat ? Des sous-clubs comme Girona, alimentés par des clubs-Etats comme Abu Dabi, si puissants qu’ils sont désormais capables d’effondrer l’Histoire que le barça a si longtemps incarné.Nous ne sommes plus seulement condamnés au ridicule et à l’oubli à l’échelle européenne. Mais désormais à l’échelle nationale. La pieuvre s’est étendue.

Et avec, la mort des sentiments de millions de supporters qui auront cru, sincèrement, en un modèle associatif, non-lucratif, que ces vingt dernières années seront venues briser. On se souviendra à jamais de ces maillots sans sponsor, de cette cantera et de cette fierté incarnée dans le cruyfisme que l’on nous a désormais irrémédiablement volée.

Bien d’autres ont des responsabilités, à commencer par Guardiola, dont l’hypocrisie l’aura amené à se vendre au modèle même qu’il avait tant de fois dénoncé. Et avec Txiki et d’autres, alimenter cette pieuvre qui détruira la culture qu’il a toujours prétendu porter.

Fin d’une ère, fin d’un espoir, et fin d’un sport qui aurait pu faire rayonner notre continent, et qui à force de course au profit, instrumentalisations politiques et marchandisation, s’est éloigné de ses fondements. Le « foot » de notre enfance fond vers l’oubli. Plus personne ne le regarde, sans le pirater. Les audiences s’effondrent, et avec, nous l’espérons, bientôt les profits.

Cette machine à blanchir de l’argent internationale est en phase terminale. Elle permettra encore quelques temps à des oligarques et des états mafieux de laver leur image et de nous manipuler.

Mais il est temps pour elle de sombrer. Nous aurons, au moment du transfert de Messi, tout fait pour l’éviter. Notre club ne nous a pas accompagné. LaLiga a renoncé au moment fatidique où tout se jouait.