Arrivé en grande pompe au FC Barcelone sous la forme d’un prêt avec option d’achat estimée à 35 millions d’euros, Marcus Rashford connaît déjà ses premiers revers en Catalogne. Entre les blocages administratifs liés à la situation financière du club et les choix sportifs du nouvel entraîneur Hansi Flick, l’international anglais devra faire preuve de patience avant de briller sous le maillot blaugrana.
Des complications administratives persistantes
Malgré un effort conséquent sur son salaire pour rejoindre le Barça, Rashford ne pourra pas encore fouler les pelouses de Liga. La raison est connue : les restrictions économiques imposées par la Liga espagnole. Le club catalan, toujours soumis à la règle du 1:1 du fair-play financier, se trouve dans l’impossibilité d’enregistrer ses nouvelles recrues.
Selon les informations de **Cadena SER**, cette situation touche non seulement Rashford, mais également d’autres recrues comme Joan Garcia ou Wojciech Szczęsny, qui attendent elles aussi d’être officiellement inscrites. Tant que le club ne génère pas suffisamment de revenus – via des ventes de joueurs ou l’activation de nouveaux leviers économiques (comme la vente de places VIP ou de parts de Barça Studios) – le championnat pourrait démarrer sans que ces joueurs soient éligibles.
Une situation préoccupante qui rappelle celle de l’été dernier avec Dani Olmo, qui n’avait été enregistré que grâce à la blessure prolongée d’un coéquipier. Et à une semaine du début de la saison, Rashford est toujours dans l’incertitude.
Un statut déjà relégué par Hansi Flick
Au-delà des problèmes administratifs, Marcus Rashford pourrait aussi se heurter à une réalité sportive plus rugueuse que prévu. Le quotidien Sport rapporte que le nouvel entraîneur Hansi Flick ne considère pas l’Anglais comme un titulaire indiscutable. À l’heure actuelle, l’ancien coach du Bayern Munich l’envisage davantage comme un « joker offensif », capable de faire la différence en entrant en cours de jeu.
Dans le système projeté par Flick, Rashford devrait évoluer sur le flanc gauche de l’attaque, avec pour mission principale de repiquer dans l’axe. Ce rôle de supersub réduira potentiellement son temps de jeu, d’autant que Dani Olmo et Ferran Torres sont pressentis pour suppléer Robert Lewandowski à la pointe de l’attaque en cas de besoin.
Un pari à double tranchant pour le Barça
L’arrivée de Rashford était censée relancer une animation offensive barcelonaise jugée trop stérile et prévisible la saison passée. Sa vitesse, sa percussion et sa polyvalence devaient apporter une solution immédiate. Mais entre blocages économiques et hiérarchie tactique établie, le joueur formé à Manchester United devra redoubler d’efforts pour s’imposer.
Pour le Barça, ce transfert reste un pari risqué : un joueur au talent incontestable, mais dont l’impact pourrait être retardé, voire limité, par des facteurs externes. Et pour Rashford, cette aventure en Espagne démarre dans un flou complet, bien loin de l’effet de surprise initial que les dirigeants blaugranas espéraient.

