Alors que les cadres du club s’agacent des performances de l’équipe, Xavi Hernandez dégage une sérénité qui ne rassure pas les médias.
Les regards se tournent vers Xavi. Alors que le FC Barcelone restait sur deux succès plutôt convaincants face à l’Atlético Madrid (1-0) et le FC Porto (2-1) quelques jours plus tôt en Ligue des Champions, l’entraîneur du Barça a vu son équipe retomber dans ses travers contre Gérone.
Les Blaugrana, seulement quatrièmes de Liga, se retrouvent à sept points de leur adversaire du soir, surprenant leader. La mauvaise affaire est préoccupante, de même que les prestations décevantes du Barça cette saison. Mais comme souvent après une contre-performance, Xavi a préféré relativiser.
La communication de Xavi passe mal
« Il faut encourager l’équipe, on n’a pas fait un mauvais match, a rassuré le technicien dimanche soir. Le résultat est désastreux mais le match ne l’est pas. On est concentrés sur quatre compétitions, en championnat on n’est pas dans une situation confortable mais on doit continuer à croire en notre travail. C’est une lourde défaite et un pas en arrière mais on a un Barça en construction, j’espère que ça nous aidera à apprendre et à être plus efficaces. » Une équipe « en construction » alors que Xavi entraîne les Blaugrana depuis deux ans ?
Le message passe mal auprès des médias, qui n’hésitent pas à l’annoncer sous pression, mais aussi auprès de ses joueurs. En effet, le discours des acteurs traduit un sentiment de réelle inquiétude. « On a perdu à cause de nos problèmes défensifs. Collectivement, on n’a pas défendu comme il le fallait. Gérone a pu garder le ballon malgré notre pressing », a constaté Ilkay Gündogan, alors que le défenseur central Ronald Araujo souligne que l’équipe « souffre à la perte du ballon ». De son côté, l’attaquant Robert Lewandowski a vu un « match très difficile pour (le Barça) » face à un adversaire « meilleur que nous sur certains aspects ». La faute à Xavi ?
Le groupe ne cache pas qu’il faut changer les choses
Selon le journaliste Javi Miguel, le vestiaire a vécu très mal la défaite contre Girona. « La frustration s’est installée dans le vestiaire. Mauvaises mines, indignation, impuissance… Le groupe ne cache pas qu’il faut absolument changer les choses s’ils veulent gagner quelque chose. L’optimisme régnait avant le match, avec l’ambition de prendre d’assaut la place de leader avant la fin de l’année… mais tout s’est cassé. La patience dans les tribunes a pris fin, plus d’un signe de protestation dans les tribunes en reproche à ce qu’ils ont vu. Le vestiaire est conscient qu’il a épuisé les stocks d’excuses et qu’il a fait un pas en arrière ».
« La sensation est que l’équipe n’a aucune continuité dans le jeu ou dans les résultats, qu’ils font trop d’erreurs qui pénalisent : déjà 18 buts encaissés, autant que sur les 36 journées de Liga la saison dernière. Dans certains secteurs du club, un certain pessimisme plus que préoccupant s’est installé. Après le match, Joan Laporta a trouvé un Xavi abattu, mais avec l’envie de tirer le carrosse, convaincu que l’équipe renversera la situation. »

