Barcelone a dépensé 250 millions d’euros lors du dernier mercato, pour sortir des phases de poules de la Ligue des champions. Maigre consolation, le club est reversé en Europa League, mais ce n’est pas la compétition rêvée pour les dirigeants, quand on a autant dépensé sur le mercato.
Un homme est pointé du doigt par certains supporters comme étant le principal responsable de cet échec : Xavi Hernandez. S’il est vrai que l’ancien métronome du club est indexé pour ses choix parfois discutables , il y a lieu de s’interroger sur la mentalité et la personnalité de l’équipe de Barcelone depuis quelques années.
La réalité actuelle est que cette équipe du Barça là n’a pas la mentalité ni la personnalité d’une équipe avec de la rage face aux équipes de premier plan cette saison. Certains joueurs ne montrent aucun caractère dans les grands matchs surtout durant le mois d’octobre. Ils donnent l’impression d’abdiquer quand l’intensité est poussé à certain niveau.
Un problème de mentalité
Certains ne sont tout simplement pas à la hauteur des attentes dans les grands rendez-vous. Le meilleur joueur du club contre le Bayern était Alejandro Baldé, sorti la saison dernière de la Masia (centre de formation du club) excusez du peu.
Évidemment, l’entraîneur à un rôle à jouer pour lutter contre ces défaillances, mais sur la pelouse, les joueurs doivent se sublimer, ce qu’on ne voit pas avec cette équipe de Barcelone.
A l’image d’un Joshua Kimmich ou d’un Thomas Müller au Bayern, Barcelone a besoin de profils capables d’insuffler cette rage de vaincre au reste de l’équipe. Depuis le départ de l’emblématique capitaine Carles Puyol, le club n’a plus de vrai leader, une vraie autorité. Les différents entraîneurs s’appuyaient uniquement sur le talent de Lionel Messi pour gagner des matchs.
Mais le talent de la Pulga ne suffisait pas toujours dans certaines rencontres. Et c’est ce qui a été l’origine de la remontada à Rome ou à Anfield face à Liverpool.
Reconstruire une équipe prend une saison ou deux, mais elle doit se faire avec des joueurs qui ont une vraie mentalité de gagnants à l’image d’un Robert Lewandowski, volontaire certes, mais trop esseulé dans ses efforts.

