Javier Tebas prédit-il le pire pour le Barça ? Le président de la Liga ravive un douloureux souvenir

Alors que le FC Barcelone est pleinement engagé dans une fin de saison palpitante, avec un triplé historique en ligne de mire, Javier Tebas est venu doucher l’enthousiasme des supporters catalans. Le président de la Liga, connu pour ses prises de position tranchées, a tenu des propos pleins de prudence — voire de pessimisme — sur les chances du Barça de tout rafler. Un avertissement venu rappeler que l’histoire du football est aussi faite de cruelles désillusions.

Un triplé en jeu… mais rien n’est encore gagné

Le Barça est en effet dans une position idéale : leader actuel de la Liga, qualifié pour la finale de la Coupe du Roi face au Real Madrid, et présent dans le dernier carré de la Ligue des champions où l’Inter Milan l’attend de pied ferme. Un parcours impressionnant qui rappelle les campagnes de 2009 et 2015, les deux années où les Blaugranas avaient conquis le fameux triplé : championnat, coupe nationale et C1.

Mais Javier Tebas, grand supporter du Real Madrid comme il l’a toujours assumé, préfère la prudence au triomphalisme. Pour lui, la situation actuelle du Barça peut tout aussi bien se transformer en conte de fées qu’en cauchemar absolu.

« Le Barça est actuellement en tête de la Liga, en demi-finale de la Ligue des champions, et aussi en finale de la Coupe du Roi. Ils ont la possibilité de remporter les trois titres — ou de finir sans rien », a-t-il déclaré lors d’un entretien à la presse espagnole.

Une référence douloureuse pour les fans du Real Madrid

Mais c’est surtout la comparaison historique faite par Tebas qui a marqué les esprits. Le dirigeant a rappelé un épisode particulièrement sombre de l’histoire du Real Madrid : la saison 1982-1983.

« En tant que supporter du Real Madrid depuis toujours, je me souviens de la saison 1982-83 où nous avons terminé deuxièmes dans cinq compétitions. Nous avons atteint toutes les finales, mais nous avons échoué à chaque fois. D’habitude, le Real Madrid gagne les finales, mais pas cette année-là », a-t-il confié.

Un scénario cauchemardesque qui sert désormais d’avertissement implicite pour le FC Barcelone. Et Tebas d’insister : rien n’est encore joué.

« Voyons comment les choses évolueront pour le Barça. La Liga est encore très ouverte, ils ont la finale de la Coupe du Roi à venir, et le Real Madrid compte des joueurs de très haut niveau. La demi-finale de la Ligue des champions sera aussi difficile. L’Inter n’est pas un adversaire facile », a-t-il ajouté.

Un message entre lucidité et rivalité

Derrière ces propos se cache sans doute une double intention. D’un côté, Tebas veut rappeler à tous — médias, clubs, supporters — que les titres ne sont jamais acquis avant d’être soulevés. De l’autre, difficile de ne pas y voir une touche de rivalité historique entre Madrid et Barcelone, une tension omniprésente dans le football espagnol.

En interne, le Barça reste concentré. Xavi, les cadres du vestiaire et le staff technique savent que chaque match sera une finale, et que l’histoire ne retient que les vainqueurs. Mais la mise en garde de Tebas résonne comme une piqûre de rappel : dans le football, même les parcours les plus prometteurs peuvent se solder par une immense désillusion.