Xavi Hernandez, figure emblématique du FC Barcelone, ne cache pas sa déception de quitter le club. Malgré son amour indéfectible pour le Barça, les dernières semaines de son mandat ont été marquées par des décisions controversées qui ont précipité son départ.
La relation entre Xavi et la direction du club, notamment avec le président Joan Laporta, s’est détériorée, culminant avec la fameuse liste des transferts qui a été la goutte d’eau de trop.
Le premier signe de cette fracture est apparu en janvier, lorsque Xavi a publiquement annoncé son intention de quitter le club. Cette décision, prise sans consulter préalablement la direction, a été très mal reçue. Joan Laporta, surpris et agacé, a exprimé son mécontentement en privé, se plaignant de ne pas avoir été informé au préalable.
Le jeu de yo-yo de Xavi
Cependant, trois mois plus tard, après une intense campagne de persuasion, Laporta réussit à convaincre Xavi de rester, surtout après l’élimination face au PSG en quart de finale de la Ligue des Champions. Xavi, en bon soldat, annonce qu’il continuera l’aventure avec le Barça, mais le lien de confiance entre lui et la direction est déjà brisé.
La situation ne s’améliore pas avec le temps. Xavi, préoccupé par l’état économique du club, exprime publiquement ses doutes quant à la capacité du Barça à attirer de grands noms pour renforcer l’équipe. Ces déclarations, bien qu’honnêtes, irritent profondément les dirigeants, qui voient en elles une critique directe de leur gestion. Mais c’est la planification du prochain mercato qui va réellement sceller le sort de Xavi.
Joan Laporta découvre avec stupeur la liste des transferts établie par Xavi. Sur cette liste, des noms surprenants : Robert Lewandowski, Vitor Roque, ainsi que les deux joueurs portugais actuellement en prêt, Joao Cancelo et Joao Felix. Si le départ des Portugais peut être justifié par la fin de leurs prêts, la volonté de Xavi de se séparer de Lewandowski et Roque est un choc. Lewandowski, bien que vieillissant, reste un attaquant de classe mondiale, et Vitor Roque, jeune prodige brésilien, est vu comme une pépite à développer pour l’avenir.
Divergence sur la stratégie sportive
Pour Laporta, ces décisions sont incompréhensibles et inacceptables. Le président voit en elles une remise en cause de ses choix de recrutement et une démonstration de la divergence totale entre sa vision et celle de Xavi. En voulant se séparer de ces joueurs, Xavi envoie un message fort : il n’a pas demandé Vitor Roque et considère Lewandowski comme en déclin. Cette prise de position, si elle pouvait se comprendre d’un point de vue strictement sportif, est perçue par la direction comme une attaque frontale.
Laporta, estimant que Xavi s’engage dans une direction contraire aux intérêts du club, décide qu’il est temps de prendre des mesures. Le manque de tact de Xavi dans ses communications et ses décisions sportives précipite son départ. La direction du Barça considère que pour assurer un futur stable et harmonieux, une rupture avec Xavi est devenue inévitable. Ainsi, le départ de Xavi marque la fin d’une ère et le début d’une nouvelle sous la direction d’Hansi Flick.

