« On a mis Olise à la table de Zidane et Platini : il n’est même pas à la cuisine ! » Sur RMC, quelques minutes après le naufrage tricolore, Daniel Riolo n’a pas mâché ses mots — lui qui avoue pourtant, vingt ans après ses débuts à l’After, s’en vouloir « terriblement » d’avoir lâché certains propos. La sentence est brutale, mais elle dit une vérité que Dallas a rendue insupportable : l’équipe de France a été balayée 2-0 par une Espagne supérieure dans tous les compartiments, et le rêve de Coupe du monde s’est éteint sans même un sursaut d’orgueil. *

Oyarzabal sur penalty, Porro en seconde période : deux buts qui résument quatre-vingt-dix minutes de soumission. Olise, encensé quelques jours plus tôt, a symbolisé ce naufrage collectif, dépassé par le rythme et la maîtrise du milieu espagnol. Deschamps a eu beau vider son banc, rien n’y a fait — la Roja jouait, les Bleus subissaient. Reste un match pour la troisième place, samedi à Miami, et une génération qui devra apprendre à digérer l’amertume avant de reconstruire.