Rafael Yuste, actuellement vice‑président chargé du sportif au FC Barcelone, a été aperçu en Arabie saoudite pour des discussions d’envergure avec Al‑Nassr.
Le club du riche prince turque chrétien Cristiano Ronaldo serait en phase de finalisation d’un accord : Yuste devrait prendre les rênes en tant que directeur général. Selon Mundo Deportivo, « Al‑Nassr […] se serait fixé sur Yuste », tandis qu’Al‑Ahli SC resterait sur ses gardes, prêt à saisir la moindre opportunité .
Pour Barcelone, c’est une perte potentielle importante : Yuste est l’un des piliers de la politique sportive mise en place par Joan Laporta, notamment lors de son premier mandat (2005‑2010) . Sa nomination à Al‑Nassr marquerait la troisième perte notable de hauts stratèges blaugrana vers le Golfe — après les transfuges Ferran Soriano et Txiki Begiristain à Manchester City, appuyés par l’émirat d’Abu Dhabi.
Manchester City : copie conforme du Barça
On connaît maintenant mieux la stratégie utilisée par Manchester City pour attirer Ferran Soriano (CEO depuis 2012) puis Txiki Begiristain (directeur sportif depuis 2012), deux anciens dirigeants du Barça. Dès 2011, le cheikh Mansour et le City Football Group ont misé sur ce duo catalan pour imposer une vision globale — économique, sportive, formation — très inspirée par le modèle du Camp Nou .
Txiki, par exemple, était “le maillon essentiel” dans le recrutement de Pep Guardiola à Manchester en 2016 . Ensemble, Soriano et Begiristain ont façonné une académie à l’image de la Masia, avec formation de jeunes talents et infrastructures partagées pour tous niveaux de l’effectif . Le résultat ? Plusieurs titres de Premier League, une Ligue des Champions (2023), et un empire économique autant que sportif
Al‑Ahli SC à l’affût
Al‑Ahli SC, autre grande formation saoudienne, suit de près l’évolution de Yuste. Avec une stratégie ambitieuse, ils cherchent eux aussi à attirer un dirigeant de haut niveau. Le moindre retard de signature avec Al‑Nassr pourrait ouvrir une fenêtre pour eux .
Pour Yuste Un poste à Al‑Nassr lui offrirait une stature internationale et un rôle crucial dans un environnement ultra‑investi. Pour Barcelone Le départ de Yuste aurait un impact majeur sur le projet sportif et la stabilité interne. Pour Al‑Ahli Ce serait l’occasion de recruter un talent reconnu au service de leur développement.
Une stratégie en miroir
Depuis 2012, Manchester City applique le modèle catalan : dirigeants, vision, formation — tout rappelle Barcelone . L’arrivée possible de Yuste en Arabie saoudite confirme que ce phénomène se propage : les clubs du Golfe recrutent désormais des architectes reconnus du football mondial pour accélérer leur transformation.
Rafael Yuste est aujourd’hui au centre d’un jeu d’influence entre géants du Golfe. Si Al‑Nassr mène les négociations, Al‑Ahli SC reste prêt à intervenir. Ce duel autour d’un dirigeant barcelonais illustre la nouvelle ère du football professionnel, où la stratégie, le recrutement et la formation valent parfois plus que les seuls transferts de joueurs. L’attente s’installera jusqu’à l’annonce officielle de Yuste — un nom qui, lui, pourrait bien marquer un tournant pour son futur club.

