C’est une page importante du football européen qui s’écrivait ce jeudi du côté de la Cour de justice européenne, amenée à statuer sur la guerre ouverte entre l’UEFA et la Super League.
Au centre du litige, la menace de sanctions de l’instance européenne contre les clubs dissidents voulant créer cette nouvelle compétition. Cette menace s’inscrit-elle dans une situation de monopole de l’UEFA et si oui, celle-ci est-elle contraire à la loi ?
C’était tout l’enjeu de la décision de la Cour qui avait statué en première instance en faveur de l’UEFA, jugée dans son droit face aux menaces de sanction. Mais pas cette fois-ci avec un arrêt fracassant rendu par la Cour européenne. « Les règles de la FIFA et de l’UEFA concernant l’approbation préalable des compétitions de football interclubs, telles que la Super League, sont contraires au droit de l’UE », annonce la Cour. En d’autres termes, les instances internationales ne peuvent pas menacer les clubs de sanction en cas de création de la Super League selon le droit européen.
« Le monopole de l’Uefa est terminé »
La Cour a par ailleurs estimé que l’UEFA et la FIFA, par l’organisation de leurs compétitions, faisaient entrave à la concurrence. « Les règles donnant à la FIFA et à l’UEFA un contrôle exclusif sur l’exploitation commerciale des droits liés à ces compétitions sont de nature à restreindre la concurrence, compte tenu de leur importance pour les médias, les consommateurs et les téléspectateurs de l’Union européenne », explique l’arrêt. Un véritable tournant !
Bernd Reichart, directeur de la Super League a exulté après la sentence. «Nous avons gagné le droit de concourir. Le monopole de l’UEFA est terminé. Le football est gratuit. Les clubs n’ont plus à craindre les sanctions et peuvent désormais déterminer leur propre avenir », a-t-il lancé.

