L’Uefa en croisade contre les clubs de la superligue pourrait profiter de l’affaire Negreira pour écarter le Barça de la prochaine Ligue des champions.

Le département d’intégrité de l’UEFA a envoyé un courrier à la Fédération espagnole (RFEF) le 24 février dernier pour demander des informations complètes sur cette question. Si les faits dénoncés sont prescrits dans la loi sportive espagnole, l’instance européenne pourrait prendre des mesures de son côté.

L’affaire Negreira pourrait avoir des répercussions au FC Barcelone sur la scène européenne. Selon El Confidencial, l’UEFA suit de près le déroulement des poursuites engagées contre le club pour avoir versé plus de 7 millions d’euros à Enriquez Negreira, quand ce dernier occupait le poste de vice-président de la commission technique des arbitres (CTA).

Laporta toujours aussi droit dans ses bottes

Le Barça pourrait ainsi enfreindre l’article 50 des statuts de l’UEFA qui indique que toutes les personnes liées par les règles doivent s’abstenir de « toute activité visant à truquer ou à influencer le résultat au niveau national ou international. » Si l‘instance européenne juge le Barça en faute, alors elle déclarera ce club « inéligible à participer à la compétition. »

Cette inéligibilité ne serait effective que pour une seule saison. En interne, Joan Laporta et ses équipes restent confiants. « L’état-major du Barça est très serein dans ce dossier », a assuré le journaliste José Alvarez dans l’émission El Chiringuito.

Dans cette affaire, le Barça pourrait toutefois être innocenté. Le parquet espagnol a estimé qu’il n’y avait aucune preuve de corruption dans cette affaire. L’absence de preuve écrite et la prescription des faits s’ils étaient établis, rendent impossibles d’éventuelles sanctions.

Bien au contraire, Joan Laporta a même soutenu que le club catalan allait porter plainte contre les médias qui l’ont diffamé. D’ores et déjà plusieurs journalistes qui avaient pris position en mouillant le Barça commencent à effacer leurs tweets, selon le journaliste Juan Marti.